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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Le chant

Le chant

La forêt de Brocéliande est vaste et étendu. En quittant mon ami l'ermite, j'avais encore ses paroles en tête. Comment aller de l'avant et ne pas se faire envahir par ses souvenirs? Je cherchais, sans trouver de réponse, je crois que les réponses viendront d'elles même sans que je les cherche réellement, je dois aller de l'avant comme dans cette forêt magique où se sont mes pas qui me guident sans que je sache où ils me mènent.

En arrivant dans une clairière où un feu de bois fume en son centre, tout au tour au sol des signes entremêlés. Assis par terre, les jambes en tailleur tel Cernunnos, un homme vêtu de gris.Ses cheveux longs sont blancs, ses mains sont blanches, ridées et bleues par les tatouages entremêlés qui les parcourent. Elles semblent fatiguées, âgées mais elles dégagent encore tellement de puissances. Malgré qu'il est la tête baissé je devine ses yeux d'un bleu délavé, son nez aquilin et son menton pointu recouvert d'une barbe tressé.

Le chant

A le voir ainsi, tout d'abord j'ai cru qu'il était mort, si il ni avait pas eu l'agitation de ses mains fortes blanches et bleues dans l'air, semblant tracer des cercles et des signes. En plus, ce chant aux tonalités graves et rauques dans une langue si vieille que je semble ne pas connaître et que je comprend comme si elle était mienne. Ce chant et cette mélodie aussi ancienne que le monde, et personne pour l'entendre, sauf moi. Le vielle homme chante pour les hombres silencieuses qui glissent et ondulent dans la clairière, je peux maintenant les voir. Doucement derrière lui, le soleil décline, les arbres qui nous entourent prennent une autre dimension leurs ombres s'allongent, s'étirent ils dégagent une puissance jamais ressenti jusqu'à présent.

Le chant

L'homme se dresse face à moi ses longs cheveux sont tressés et sur son front sa chevelure est maintenue par une couronne d'or faite de brun de blé, sa robe à trois couleurs. Ainsi il met apparu, son image se dissipe doucement. Tel fut le vieil homme que je regardais, tel fut Taliesin. Jamais le soleil ne se couche sans que les hommes de Bretagne aient entendu résonner le chant et les poème du grand Barde.

"Vous qui passez par les mailles du temps entendez !

Ecoutez mon chant,

Ecoutez je dis vrai, rien de faux ni de mensonger dans mon chant.

Gwion Bac'h je fus et j'ai connu mille changements.

J'ai été enchanté par le sage des ages avant que le monde ne fût,

Lorsque j'étais dans l'existence, lorsque petite chose j'étais.

Dans le crépuscule j'ai joué,

Dans la pourpre j'ai dormi,J'ai été dans la forteresse avec Dylan fils de la mer, au bord

Et au centre...."

Libre interprétation du Chant de Taliesin

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