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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Fanch ar Floc'h

Fanch ar Floc'h

En passant prés du village de Tredurer, je ne peux dire pourquoi je suis attiré mais je dois à tout pris y passer. La bague ne vibre pas réellement mais dégage une légère chaleur qui me pousse à y aller. Le nom du village me laisse penser à ses lointaines origines Celtes. Tredurer fait sans aucun doute référence à Saint Tuder et de son fidèle compagnon Efflamm venant tous les deux des terres lointaines d’Irlande. Autre chose se dégage de la petite place du village. Le calme est absolu, pas de bruit, juste une corneille qui semble m'observer et m'indiquer une petite rue sur ma gauche. Je me lève pour aller voir cette ruelle, la corneille décolle au même instant pur aller dans la rue et se poser sur l'enseigne d'une ancienne forge. Je m'en approche, toujours aucun bruit, la porte n'est pas fermé,je la pousse à l'intérieur une odeur de charbon, de métal, de cuir. Assis dans le fond sur sur vielle enclume un vielle homme, dés que je franchis la porte il se tourne vers moi et m'invite à m'asseoir sur l'enclume en face de lui.

Fanch ar Floc'h

Je m’exécute, je m'installe le mieux que je peux sur le métal froid.

"Bienvenue Ulfin, je t'attendais."

"Je me présente Arzhul ar Floc'h, fils d'Ael ar Floc'h, petit fils de Fanch ar Floc'h forgeron de mon état comme l'était mon père,et mon grand-père. L'histoire que je vais te raconter est celle de mon grand- père que je n'est pas connu."

Je me laisse bercé par ses paroles, je me sens quitter les lieux et embarquer dans le monde dans lequel il m'emmène. J'arrive dans la forge du père Fanch ar Floc'h à Plouilio. Fanch est le meilleur de la région il n'a pas son pareil pour forger le métal en fusion. sa renommé est si grande que l'on vient de toute la petite Bretagne pour lui passer commande.

Fanch ar Floc'h

Fanch ne sait pas refuser le travail il en a toujours plus qu'il ne peut exécuter. Ce soir, comme tous les autre il ne s'arrête pas de travailler bien que c'est la veille de Noël.De mon poste d'observation je peux tout voir, tout entendre sans que l'on me voit.

Durant le repas Fanch dit à sa femme Onen: "Tu iras seule à la messe de minuit avec les enfants, moi je ne serais prêt pour t'accompagner, j'ai encore une paire de roues à ferrer, que j'ai promis de livrer demain matin au père Juhel, sans faute, et lorsque j'aurai fini, c'est de mon lit dont j'aurai besoin."

Onen bien que déçut, comprend: "Tâche au moins que la cloche de l'Elévation ne te trouve pas encore travaillant."

"Pas de soucis j'aurais déjà rejoins notre lit.".

Sans plus tarder Fanch retourne à son enclume, tandis que Onen s'apprête ainsi que Ael et sa petite soeur pour se rentre à l'église du bourg, éloigné d'un peu plus d'une lieue. Par change ce soir le ciel est clair , avec peu de givre.

En partant Onen embrasse son époux et lui dit:" Nous prierons pour toi, mais souviens-toi, ne dépasse pas l'heure Sainte."

"Non, non soit tranquille."

Fanch ar Floc'h

Il bat le fer avec ardeur, le temps s'use vite, lorsqu'on besogne ferme. Fanch ar Floc'h ne le sent pas s'écouler. Il n'entend pas la sonnerie lontaine des carillons de Noël trop absorber par son travail. L'heure de l'Elevation est passée, il travaille encore. Tout à coup, la porte grinçe sur ses gonds.

Etonné, Fanch demeure, le marteau suspendu, et regarde qui entrait.



- "Salut !"



- "Salut ! "répondit Fanch.

J'avaios beau dévisager le visiteur d'où j'étais je ne pouvais voir les traits de son visage caché par les larges bords de son chapeau. Ce que je suis sur c'était un homme de haute taille, le dos un peu voûté.

- "J'ai vu de la lumière chez vous et je suis entré, car j'ai le plus pressant besoin de vos services."



- "Sapristi! dit Fanch, vous tombez mal, car j'ai encore à finir de ferrer cette roue, et je ne veux pas, en bon chrétien, que la cloche de l'Elévation me surprenne au travail."



- "Oh ! fit l'homme, il y a plus d'un quart d'heure que la cloche de l'Elévation a tinté."



- "Ce n'est pas possible!" s'écria le forgeron en laissant tomber son marteau.



- "Si fait ! repartit l'inconnu. Ainsi que vous travailliez un peu plus, ou un peu moins ! D'autant que ce n'est pas ce que j'ai à vous demander qui vous retardera beaucoup; il ne s'agit que d'un clou à river."

Tout en parlant il sortit une large faux.

Fanch ar Floc'h

- "Voyez, continua-t-il, elle branle un peu : vous n'en aurez pas pour longtemps."



- "Oui ! Si ce n'est que cela.", répondit Fanch, je veux bien.

Fanch ne sait pas refuser le travail.L'homme pose lui-même le fer de la faux sur l'enclume dont le tranchant est à l'extérieur. Bien que surpris Fanch change le rivé défectueux en un tour de main. Le travail fini l'homme voulu payer l'artisan qui refusa tout net. J'entendais l'homme insister/

" Si ! tout travail mérite salaire. Je ne vous donner pas d'argent, Fanch ar Floc'h, mais, ce qui a plus de prix que l'argent et que l'or: un bon avertissement. Allez vous coucher, pensez à votre fin, et, lorsque votre femme rentre, commandez-lui de retourner au bourg vous chercher un medecin. Le travail que vous venez de faire pour moi est le dernier que vous ferez de votre vie. "

L'homme sortit, je voyais les jambes de Fanch se dérober sous lui : il n'eut que la force de gagner son lit où Onen le trouva suant les angoisses de la mort.

-" Retourne, lui dit-il, me chercher un médecin."



Au chant du coq, il rendit l'âme, pour avoir forgé la faux de l'Ankou.

Fanch ar Floc'h

De retour face à Arzhul je ne pouvais prononcer de mot. C'est lui qui me dit:

"Va maintenant, dés que entends dans la lande le bruit d'un essieu de charrette qui grince va vite à l'opposer de cacher. C'est que l'Ankou et ses acolytes est dans le coin."

Depuis ce jour, un bruit de grincement et je suis sur le qui_vive.

Libre interprétation de la Légende du "Forgeron et l'Ankou" que 'on peux entendre dans le secteur de Ploumilliau.

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