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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

La porte

La porte

Le nombre de fois où j'ai passé mes nuits sous un toit entre quatre murs ne sont pas légion, dans un lit bien douillé n'en parlons pas. Ce soir je dormirai à l’abri derrière cette porte. Comment je suis arrivé ici ? Un concours de circonstance. Plutôt dans la journée ce vieil homme à la peau burinée, aux rides profondes, au regard bleu lapis-lazuli me proposa de passer la nuit là haut,dans le verger dans une petite maison. Une seule condition pour que j'y passe la nuit, que je lui donne mes allumettes et mon briquet. Je lui tend sans hésitation.

" Tu les retrouveras demain à ton lever n'est crainte Ulfin."

Je me dirige vers cet abri qui va surement me faire du bien, ne pas se réveiller dans la rosée matinale bien que je ne sache pas ce qui m'attend.

Une bâtisse de granite, de forme carré, une fenêtre miniature face au soleil levant. Au sud la porte fait de chêne, ce n'est pas le travail d'un menuisier mais un travail rustique, simple, tellement belle, avec une âme, une histoire. Je peux encore voir les traces de la scie, c'est tout juste si je ne peux sentir la sueur, la peine des hommes qui l'ont scié, là des traces de herminette. Les pentures sont magnifiques, simple, elles aussi racontent une histoire. Elles ne sont pas industrielles mais forgées. Si j'osais je dirais même que se ne sont pas des mains humaines qui ont travaillé le métal. Mon abri rudimentaire au toit de chaume m'apparaît, t-elle un palais.

La porte

Aucune peur pour pousser cette porte, c'est l'inverse, je me sens attiré, l'envie de rentrer est grande. A l'intérieur de mon palais d'une nuit, une paillasse fraîche m'attend, une assiette fumante sur un rondin de chêne m'invite à me poser et diner. Pas d'éclairage seulement la lumière du soleil couchant passant par la porte. Je mange ma soupe de légume qui est un délice. Avant que la lumière ne soit plus j'observe l'intérieur , seulement la paillasse et ce rondin sur lequel des ombres dansent, je me promet de regarder mieux demain avant de partir.

Les premiers rayons du soleil passant par la fenêtre me réveille tout e douceur. Cette nuit fut douce, pas besoin de se réveiller pour alimenter le feu, surveiller mes affaires. Une vraie nuit de sommeil, un vrai repos. Sur le rondin une tasse fumante et une miche de pain fraîche m'attendent. Une tisane de tilleul, mauve, thym et romarin quoi de mieux pour commencer la journée que cette tisane pour donner de l'énergie. Mon repas pris, avant que je n'inspecte le rondin, un rayon de soleil l'éclair, je me penche, regarde. Le rondin est gravé de lettres partout, certaines semblent plus anciennes que d'autres.

La porte

Là je peux lire "Arwen", là je n'en reviens pas de ce que je lis "Taliesin", non pas d'erreur, je ne me suis pas trompé, je suis sûr qu'il est passé. Personne n'oserai signer à sa place. Là des initiales que je reconnais M of Gl, celles de mon amie la barde qui est passé là elle aussi. A notre prochaine rencontre il faudra que je lui demande. Avant que je me relève un couteau de grande facture est là au pied du rondin. Je comprends que les lieux souhaitent que je mette mon nom mais où ? Le Soleil m'indique un endroit vierge d'écriture, c'est là que je grave -Ulfin L-

La gravure finie je sors de mon palais, là sur une pierre mes allumettes, mon briquet avec une nouvelle miche de pain. Je range le tout dans mon sac, sans oublier d'offrir aux anciens une partie du pain.

Je reprend la route laissant la bâtisse derrière moi elle rétrécit à chaque fois que je me retourne jusqu'à complètement disparaître.

Derrière cette porte sans le savoir j'ai appris énormément de choses: La confiance et bien d'autres qui me mènent vers ma voix.

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