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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Ou est la réalité?

Je me souviens de ce matin du début de mois de décembre. Les mois noirs gagnaient jour après jour, je ne devais pas céder à m'enfoncer dans la noirceur. Cela devenait de plus en plus dur de se lever le matin, la chaleur du foyer allumé la veille au soir ne me réchauffait pas en me réveillant, le soleil n'était toujours pas levé. Que cela était dur et difficile surtout quand le froid se faisait mordant de plus en plus jour après jour.

Ce matin là, endolori par le froid, qui s'insinuait dans tout mon corps, les braises n'étaient plus chaude et pour combler le tout le ciel était bas comme je ne l'avais jamais vu. Je décidais de partir de mon abris de fortune après avoir déjeuné uniquement de fruit sec. Je devais impérativement me trouver un abris plus chaud pour la nuit suivante car je ne tiendrais pas longtemps à se rythme la. J'étais arrivé dans une lande que je connaissais pas, c'était la première fois que je la traversais. Impossible de me repérer au soleil tellement le ciel se fermait de plus en plus. Je marchais au milieu d'une brume qui s'ouvrait au fur et à mesure de mes pas. Elle me faisait un manteau. La brume dansait devant moi tel des spectres virevoltants de ci de là. Plus j'avançais vers l'inconnu plus la brume devenait épaisse, j'étais obligé de sortir ma lampe tempête pour me faire un peu de lumière. Quel spectacle je devais faire au milieu de la brume ma lampe tendu devant moi qui n'éclairait pas plus loin que mes pieds. Un minuscule point de lumière dans une immensité invisible. Devant moi des formes se dessinaient, tous plus difformes les uns que les autres. Les saules têtards ressemblaient à une armée d'ogre cherchant de quoi se nourrir. je ne savais plus  si je rêvais, si mon esprit me jouait un vilain tour et si ces formes bougeaient réellement. Je n'osais guère me diriger vers toutes ces formes pus étrange les unes que les autres et de plus en plus nombreuses. Je devais sortir rapidement de ce lieu car il m'inspirait de moins en moins. J'étais perdu je ne savais plus où aller sans tourner en rond. Après de longues minutes sans bouger, les yeux fermés pour retrouver mes esprits j'entendis le chant d'oiseau. Ils ne pouvaient pas voler dans se brouillard, ils devaient se trouver au dessus de cette chape de plomb. Je ne pouvais les voir, je n'avais pas le choix que de les suivre à leurs chants. alors je fermais les yeux et me laissais porté par les bruits. Je pouvais presque entendre leurs ailes battre, ainsi que leurs plumes pénétrant dans l'air. J'avançais au début en tâtonnant de peur de tomber, de percuter un obstacle. Plus je parcourais de distance plus je pouvais entendre le moindre son, ici une feuille tombant dans la brume je pouvais la discerner au milieu de tous les sons qui m'entouraient, là un écureuil mangeant une noisette.

Je savais que je pouvais ouvrir les yeux, je savais que la brume s'était allée. C'était la fin de journée,j'avais pu enfin profiter quelques instants des derniers rayons du soleil couchant. J'étais arrivé au pied d'une ferme abandonné, elle allait me permettre de trouver un toit pour les jours à venir. Je devais comprendre et savoir quel lieu étrange je venais de traverser avant de reprendre ma route, car en partant ce matin il faisait froid mais il n'y avait pas de brume, elle n'était présente qu'une fois que j'ai traversé un chemin ... Ou alors la noirceur des mois noir avait atteint mon esprit ...

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