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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Une année celtique

Le calendrier celte à la différence du calendrier actuelle commençait le 1 novembre. Les astres étaient utilisés par les anciens comme repères temporels périodiques précis et synchrones avec la nature.

Les traces de calendrier celtique sont rares le plus connu est le "calendrier de Coligny". Cette grande tablette de bronze était Lunaire, il était synchronisé sur l'intervalle entre les conjonctions successives de la Lune et le Soleil observés depuis la Terre. C'est à dire le temps qu'il faut en moyenne à la Lune pour faire le tour de notre planète dans son orbite autour du Soleil soit 29,53 jours.

La phase du premier quartier de la Lune est le plus aisément connaissable par un observateur , contrairement à la nouvelle Lune que nous ne pouvons pas voir, et à la pleine Lune. L'instant de fin de premier quartier se produit en fin d’après midi lorsque la Lune passe à son zénith, faisant un angle de 90° avec le soleil couchant. La précision de synchronisation calendaire avec le premier quartier  varie das une fourchette de plus ou moins 7 heures dans l'année, la Terre et la Lune n'évoluant à vitesses ni constantes ni synchronisées, du fait de leurs orbites elliptiques.

L'année celtique était composée de 12 mois comportant alternativement 29 et 30 jours se synchronisant approximativement sur la période moyenne de la Lune, soit environ 29,5 jours. Les mois débutaient au premier quartier réalisé. La première quinzaine de chaque mois était donc dominée en son milieu par la pleine Lune, la seconde par la nouvelle Lune. Les jours dont le début était fixé au moment du coucher du Soleil, ne portaient pas de nom, en vertu de leur position dans le mois et du mois dans l'année, réputés "bons, complets, intègres" (mat), et "non bon, incomplet" (anmat), ou simplement neutre.

Pour assurer l'accord avec la course du soleil et éviter le glissement des saisons, on rajoutait tous les 30 mois, c'est à dire tous les 5 semestres, alternativement devant un semestre hivernal puis devant un semestre estival un mois supplémentaire de 30 jours. Ainsi se constituait, au dessus du jour, du mois et des années une nouvelle unité le lustre, comportant en son début un mois intercalaire suivi de 30 mois, puis en son milieu, un nouveau mois intercalaire suivi d'une deuxième série de 30 mois. Le première série de 5 semestres était composée de deux années complètes suivies d'un hivers, et la seconde inversée, composée d'un été suivi de deux années complètes. Un lustre comportait ainsi 62 lunaisons équivalent à 5 années solaires complètes. Le neuvième mois ou la neuvième Lune, equos, correspondait à notre mois de juillet ne comportait les deuxième et quatrième années du lustre que 28 jours au lieu de 30.

Les gaulois appelaient, sailton, une période de 30 ans  qui équivalait à un groupe de six lustres, où le mois intercalaire est omis au sixième lustre. Ainsi, 5 lustres de 62 mois et un de 61 donnaient bien les 371 lunaisons de 30 années solaire. En effet 5 lustres de 1831 jours suivis par un sixième de 1801, font 10956 jours, cependant que 30 années solaire de 365,242 jours font 10957,26 jours. L'écart est négligeable.

Finalement nous n'avons pas deux unités conjointes, mais bien une seule unité à deux faces ou deux pôles inversés, sombre et claire, tour à tour en position de force, mais inséparables et complémentaires, et qu'il était naturel d'associer à la Lune et le Soleil, les deux astres majeurs semblant se disputer la maîtrise du ciel. Il ne s'agit pas de constructions de l'esprit arbitraires et conventionnelles, mais bien de réalités observables, vivantes, liées entre elles par la conformité à des rythmes identiques, 2, 3, 5, 6, 12, 30, dont la répétition constante au fil du temps, à tout moment contrôlable, garantissait l'ordre de la nature.

 

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