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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Chez Tinasif

L'habitation de Tinasif était la plus éloignée du village elfique, elle se trouvait légèrement en dehors de la clairière, entourée de jeunes chênes, châtaigniers, ormes et boulots les quatre arbres sacrés, Lirf approchait de la hutte alors que le sage pénétrait à l'intérieur avec les 3 guetteurs portant la civière de la blessée. Il s' était arrêté, il avait le cœur qui battait la chamade, il avait les jambes qui flagellé, une sueur froide coulait le long de sa colonne vertébrale. Il avait la peur au ventre de venir aider Tinasif à soigner cette humaine, mais qu'est qu'il lui était passé par la tête en la ramenant au village, qu'espérait-il ? Les honneurs, les acclamations du conseil des sage ? Et bien c'était raté... Les trois guetteurs sortaient déjà, passant près de lui, une elfe aux grands yeux verts en amandes lui dit avec un grand sourire :

  • « Lirf, Lirf ? Le vieux Tinasif t'attend, dépêche toi. »

  • « Oui … bien sur … merci … j'y vais … Merci Läo... »

Il n'avait pas eu le temps de finir sa phrase que la jeune elfe qui l'avait toujours intimidé était déjà parti. Il n'avait plus le choix, il devait y aller. Il approchait doucement tournant la tête dans tous les sens, il n'avait qu'une envie fuir. Lirf craignait le colère du soigneur, il n'était jamais rentré chez lui de peur de ce qu'il pourrait trouver. Plus que 10 mètres, plus que 9, il observait la hutte qui aurait mérité un peu d'entretien, de-ci de-là la terre qui constituait les murs était tombé laissant apparaître le fin clayonnage de noisetier qui était le squelette de la maison. Le chaume sur le toit n'était pas en meilleur état, les oiseaux étaient surement venus prendre des tiges pour faire leurs nids engendrant des trous dans la couverture. Tout à son observation il entendit la voix de Tinasif venant de l'intérieur.

  • « Lirf, vient entre, qu'attends tu ? J'ai besoin de toi . Ferme la porte une fois rentré. »

Il essaya d’articuler une réponse qui ne voulut sortir. Il poussa la solide porte en châtaignier, descendit la volée de marche pour arriver dans la pièce principale. Au centre une cheminée, sur tout les murs de la pièce des étagères remplis de pots, deux tables, l'une prêt de la fenêtre couverte de feuilles remplis de signes, d'écriture, de dessins. La seconde à l'opposé avec dessus des mortiers de toutes les tailles, des écuelles en bois, des couteaux de toutes les formes tous avec des aciers différents. Près de la cheminé Tinasif se tenait à genoux posant sa main sur le front de la jeune femme. La civière avait été posée à proximité d'un lit, Tinasif avait l'air grave.

  • « Ne reste pas là comme un Gobetin vient m'aider. Nous allons la déposer le plus délicatement dans le lit. Après tu descendras dans la chambre et tu ramèneras la couverture jaune. »

Les deux elfes déposèrent le corps, sur le matelas fait de mousse et de lichen. Tinasif cherchait le poult au niveau du cou de la jeune femme. Lirf l'observait il avait un air grave tout en se dirigeant vers la seconde série de marches qui permettait de descendre dans un couloir qui desservait 3 pièces. Le jeune elfe ne savait pas où était la chambre, si la hutte était organisée comme toutes celles des Croabs elle devait se trouver à couche. Il se précipita, manqua chuter en butant dans une caisse jetée là avec sans le moindre intérêt. Cette pièce portait bien son nom, le débarras, Tinasif y jetait sens figuré comme au sens propre tous les objets dont il n'avait plus usage. Il referma vite la porte de peur que le monticule de pot à l'équilibre plus qu'instable ne se renverse sur lui. Il ouvrit la porte en face, jeta un rapide coup d’œil pour éviter une nouvelle déconvenue. La pièce était l'opposé du capharnaüm qu'il venait de rencontrer, il pénétrait dans la chambre du sage. La pièce était rutilante pas une toile d'araignée, pas le moindre brun de poussière, tout était rangé avec la plus grande minutie. Trois pans de mur même celui où se trouvait la tête de lit étaient couverts d'étagères remplis, de livres, de carnets. Lirf n'en n'avait jamais vu autant, il se sentit envahi de vertiges, il devait se ressaisir trouver la couverture jaune au plus vite. Le quatrième mur accueillait une grande armoire dont ill se demandait comment elle avait put rentrer. Il l'ouvrit, l'ordre était le même que dans toute la pièce. Toutes les affaires étaient pliées avec le plus grand soin, alignées, pas unes ne dépassaient des autres. Les couvertures étaient là en bas du meuble, par chance la couverture jaune était sur le dessus. Lirf la prit, en refermant la porte jeta un dernier coup d’œil à la pièce.

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