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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Canalch

Photo: @Lo-Snow

Le soleil se levait à peine lorsque Salicogena vint me réveiller. Cela faisait exactement 3 lustres que je la suivais, qu'elle m'enseignait les connaissances, les savoirs des anciens. Ma mère m'avait à elle alors que je n'étais qu'un nourrisson, la druidesse du clan lui avait prédit que l'enfant qui naîtrait trois mois après les cérémonies de samain ne pourrait rester avec elle. Les dieux avait décidé de mon avenir. Quelques semaines  après ma semaine ma naissance Salicogen était venue me chercher, ma mère ne s'y opposa pas d'après ce qu'elle m'avait raconté. Depuis elle m'enseignait son savoir des plantes, des arbres, elle m'apprenait à lire dans les astres, à communiquer avec la animaux. Je la suivais partout où elle allait sans crainte, nous avions parcouru plusieurs fois les terres de Calédonie.

Photo : @Lo-Snow

Ce matin c'est la peur au ventre que je la suivais , nous devions embarquer d'ici quelques instants sur ce lourd navire de chêne. J'en avais déjà vu mais jamais je n'étais monté dessus, nous étions bien loin des coracles fait d'osier recouvert de peau que nous utilisions pour remonter fleuves et rivières. Notre traversé vers les îles de Canalch avait un but. Salicogena devait rejoindre sa sœur Branna comme elles le faisait tous les 2 lustres. Elles se réunissaient tel que leurs lointains ancètres les Thuata de Danann. Salicogena avait ses yeux verts qui brillaient de bonheur à l'idée de retrouver sa sœur, l'occasion pour moi de revoir Acto celui avec qui j'avais joué alors que je n'étais qu'un enfant, celui avec qui je parcourais bien des années plus tard les sentiers du vaste monde pour transmettre la paroles des anciens et des dieux.

Photo : @Lo-Snow

Salicogena s'installa à la proue du navire, elle me fit assoir sur la planche de chêne d'un pied d'épaisseur (environ 30 cm) fixé au reste du navire par des clous de fer forgé de la grosseur d'un pouce. Les amarres une fois jetés les marins sortirent les rames et firent sortir du port. Le capitaine ordonna que la voile faite par un assemblage de fine peau soit hissée alors que nous prenions le large. Le navire prit de la vitesse, les vagues venaient se briser sur la coque, sur la haute proue à laquelle Salicogena se tenait toujours les yeux rivés sur l'horizon. Son visage était fouetté par les embruns, j'observais sa longue chevelure châtain danser au vent, sa tunique, son sayon se soulevait au grès du tangage et de la brise. J'avais le sentiment que les éléments se déchainaient tout autour de nous, j'entendais le bois du navire craquer à chaque impact avec les flots, je n'en menais pas large. Salicogena voyant ma peur m'invita à la rejoindre, j'avais l'impression que mes jambes ne me porteraient pas jusqu'à elle. M'enveloppant de son bras protecteur je finissais la traversée à ses côtés affrontant les vagues jusqu'à ce que tout ce calme lorsque nous vîmes les premiers signes de Canalch.  Nous ralentissions, manœuvrant avec dextérité le lourd navire le capitaine évitait tous les pièges que les récifs présentaient avant d'aborder l’ile.

Photo: @Lo-Snow

Les amarres à peine attachés Salicogena sautait sur la jetée artificielle faite de troncs d'arbre solidement ligaturés les uns aux autres, j'attrapais nos affaires et la rejoignais. Branna et Acto était là à nous attendre, la corneille que Salicogena avait envoyé pour prévenir de notre arrivé était posée sur l'épaule de sa sœur. Les deux femmes s'enlacèrent chaleureusement un temps qui dura à nos yeux une éternité. Avec Acto nous échangions des regards sans comprendre ce qui se passait, une aura de magie, de communion avec la Terre se dégageait. Alors que les deux sœurs discutaient sur le sentier alors qu'Acto et moi courant devant elles nous avions retrouvé nos âmes d'enfant.

Depuis ce jour, régulièrement j'allais en Armorique compléter ma formation d'ovate alors qu'Acto venait en Calédonie pour suivre l'enseignement de Salicogena la sage. nous savions que le jour viendrait où elles nous envoyerrez sur les route de la celtie  pour transmettre la parole des anciens pour pas qu'elle ne tombe dans l'oublie. Ce jour viendra ainsi que celui où à notre tour nous formeront les futurs passeurs de parole.

 

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