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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Journal de bord le Red Eyes face aux Deux Associés

La suite du "Red Eyes":

8 Mai 1763

   Les hommes dessaoulent. Je leurs laisse un peu de repos.  Dois-je convoquer mes quartiers-maîtres pour leurs montrer ma découverte? En effet dans un tiroir secret de ma cabine j'ai trouvé deux cartes dans une langue que je ne comprends pas. Toutes les deux sont à ce que je comprends un mélange de cartes marine, astrologique, terrestre, des symboles cabalistiques et beaucoup que je n'ai jamais vu. Mon instinct de pirate me dis qu'elles nous mènerons vers la fortune.

9 Mai 1763

   La météo nous porte, elle est avec nous, si tout va bien dans deux ou trois semaines nous serons sur la route de l'Amérique à l'Espagne. Je n'ai pas encore pris ma décision si je divulgue les cartes. Je pense que je le ferais quand le moral des hommes sera au plus mal . Pour le moment je préfère garder le silence.

10 Mai 1763

   Un navire marchand est en vu. Enfin de l'action se dessine, il est temps. Les hommes s'impatientent. Je décide dans lancer la chasse.

11 Mai 1763

   Nous gagnons du terrain sur notre proie. Le "Red Eyes" fuse tel un prédateur sur les "Deux Associés". Ce bâtiment qui est normalement un navire de commerce mais il a été modifié pour le trafic d'être humain. Moi, Le Pacha, je suis un pirate, je tue, je pille, je coule des navires, je ne connais pas la peur, je haie les vestes rouges  mais encore plus ces marchands d'humains. Le "Red Eyes" pourchassera les "Deux Associés" et tous les navires négriers qui vogueront autour de nous. J'éliminerai l'équipage et le capitaine de ce navire en sauvant ces pauvres hommes comme nous l'avons fait avec "L'Utile". Ce pseudo navire de commerce Bordelais de la Compagnie Française des Indes Orientales qui dissimulaient dans ses entreponts des africains. "L'Utile" fut abordé et nous avons libéré ses pauvres êtres, qui partirent soit pour l'île de Xalix ou Libertopia. Depuis ce jour de 1761 un homme qui fut libéré me suit, il est devenu l'un de mes quartiers-maîtres, Grand-Récif. Je lui dois la vie, je ne compte plus le nombre de fois où depuis que nous sommes amis il m'a sauvé la vie.

13 Mai 1763

   Nous venons dépasser les "Deux associés". Demain avant le levé du jour nous leurs couperont la route et il deviendra notre. Pour le moment, restons discret, abaissons nos couleurs.

14 Mai 1763

 

  Le soleil n'est pas encore levé que j'ai fait réunir tout l'équipage sur le pont entouré de mes quartiers-maîtres. Tous savent ce qu'ils ont à faire. J'ai décidé de laisser le "Red Eyes" à Grand-Récif le temps de cet abordage.

   Les boucaniers sont en place sur la plateforme du grand mat, les canonniers ont armé les canons, les hommes sont tous sur le pont à attendre. Le " Red Eyes" est en place, il barre la chemin des "Deux Associés", notre pavillon ne flotte au vent, nos canons de bâbord tournés vers sa proue. Il avance vers nous, il va tenter de nous éperonner.

   Grand-Récif lance à l'unisson " Une fois à bord, laissez moi le capitaine. Et maintenant , FEU". Nos canons parlent, les boulets pleuvent tout autour du négrier mais ne le font pas ralentir. Le temps de recharger et nos canons crachent leurs projectiles. Certains touchent le bâtiment, les voiles se déchirent, il ralentit enfin.

   "Hissez les voiles", nous prenons le vent pour nous  approcher. Dés que les boucaniers sont à porté ils assaillent de leurs plombs meurtriers l'équipage français. Les mousses qui sont sur la plate-forme rechargent le temps qu'ils tirent une nouvelle salve. L'ennemie n'a pas le temps de réagir que déjà nos grappins  accrochent le bastingage des "Deux Associés". Je ne peux m'empêcher d'hurler "A l'abordage et pas de quartier". C'est un carnage, un bain de sang, nous tranchons, coupons, tuons, massacrons tous les hommes sur le pont, qui est devenu rouge.

   J'accompagne Grand-Récif devant la cabine du capitaine, je lui souris en lui disant "Après vous Monsieur, il est à vous." D'un coup de pied bestial, le géant ébène fait exploser la porte de la cabine. Le capitaine français tire avec son pistolet sur mon quartier-maître. Il est touché à l'épaule gauche mais ne recule pas. Il avance sur l'homme qui tremble. Je m'installe dans l'un des fauteuils de luxe, pose mes pistolets sur la table et me sert un verre. J'observe le négrier pâlir au fur et à mesure que mon ami s'approche de lui. Il le saisit au niveau du cou de sa main valide. il le soulève du sol encore et encore, ses jambes gesticules dans le vide, il blêmît, ses yeux sont exorbités. Je me lève, pose ma main sur son bras: "C'est fini Grand-Récif". Pas encore me répond-il en lâchant le capitaine, il sort son sabre et lui tranche la tête.

 

  Nous retrouvons le reste de l'équipage du "Red Eyes" qui a pris le temps de libérer les esclaves qui jettent leurs chaînes à la mer. "Vous êtes libres mes frères, je vous ai vengé", dit Grand-Récif en brandissant la tête du capitaine des "Deux Associés".  Je laisse l'euphorie retomber avant de m'adresser à tous: "Mes amis, ceux d'entre vous qui veulent rejoindre le "Red Eyes" sont les bien venus les autres vous allez pouvoir gagner l'île de Xalix pour y vivre paisiblement ou alors vous pouvez rejoindre Libertopia l'île des pirates a vous de choisir. Ce navire je le laisse à certains de mes hommes et à vous, voguez vers votre avenir, nous nous reverrons soignez en sûr et n'oubliez pas de couler ce rafiot une fois arrivé .."

 

Informations: "L'Utile" et les "Deux Associés" sont deux navires négriers qui ont réellement existé.

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