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L'univers d'Ulfin

Un voyage dans un monde contemporain et de légende.

Anna

Il y a fort longtemps, je me souviens de cette femme qui vivait, dans la région du Porzay, au bout du monde, une femme prénommée Anna. Elle portait toujours autour de son cou un pendentif de cristal légué par sa mère, et par sa grand-mère avant elle, un Triskell, qui symbolisait tout l’héritage donné de ses aïeux, du fond des âges. Ce pendentif avait la particularité de décupler la lumière qui parvenait à elle.

Je devais la rencontrer car on racontait qu'elle avait une voix douce, qu'elle avait appris de sa mère le langage de l’univers. Et ce langage était un chant. Son chant était si mélodieux, que les oiseaux du ciel se taisaient pour l’écouter. Son chant était si beau, que même la mer se calmait pour l’écouter. Son chant charmait les étoiles, la lune et le soleil, et toutes les créatures.

Jamais je n'avais vu quelqu'un contrôler les éléments comme elle. Je me souviens de cette tempête, et qui se sait tu pour entendre le chant d’Anna.

Son chant était si pur, que, chaque fois qu’elle chantait émanait d’elle une lumière intense, agréable pour les gens, mais insupportable pour toutes personnes enclines au mal et au mensonge. Ce chant était lumière, il dévoilait toute vérité. Ce chant dévoilait l’enfant qui sommeille en chacune des créatures du ciel, de la terre et de la mer, pour peu qu’il resta encore un peu d’amour en chacun.

Lorsque j'ai rencontré Anna était reine au Pays de Cornouaille, et femme très malheureuse d’un roi barbare et dur qui commandait tout le pays.

Seul le roi restait insensible à son chant. Il s’était endurci avec le temps, et était si sauvage, si cruel, qu ‘Anna, au désespoir, ne parvenait jamais ni à effacer les traces de ses brutalités dans les campagnes, ni à éviter pour elle-même les contrecoups de ses colères sauvages.  Son chant s’éteignit peu à peu, effaçant toutes ses certitudes. Son Triskell s’assombrissait chaque jour, et s’éteignit avec sa voix.

Elle était en quête d’Amour, de l’Amour véritable. Celui qui ne s’éteint jamais. Elle cherchait la Vérité ultime, cette vérité qui donne sens à toute Vie.

Un jour, lassée de tant de misères, Anna se mit à errer au hasard, elle porta ses pas jusqu’à l’anse de Tréfuntec et, là une barque l'attendait.Aussitôt la reine assise à l’arrière, la frêle embarcation passa sur l’Océan, jusqu’a une lointaine rive, où elle fut accueillit avec tous les égards du à son rang.
Dans cette vie nouvelle, elle rencontra un homme, qui l’aima d’un amour pur et sincère. Peu à peu, son chant revint. Son chant était plus beau encore qu’auparavant, porté par l’Amour de Joakim.

Leur Amour ne cessait de croître. Un jour, tous deux se mirent à chanter. Le ciel, la Terre et la mer retinrent leur souffle. Un jour, en vraie Bretonne Anna eut le mal du pays, elle embarqua dans la barque qui la ramena sur les grèves de la Palud où elle était heureuse à son roi barbare.

Un soir, Anna contemplait le ciel, comme à son habitude. Son Triskell resplendissait et éclairait toute la grève. Et dans le ciel, une étoile grandissait, toujours plus lumineuse. Cette étoile avait trois branches. Trois ailes qui ne formaient qu’une seule étoile.

Elle alla s'intaller au pied d’un chêne, posa son triskell au sol et s’endormit. Son pendentif donna naissance à une source miraculeuse, la source des trois tourbillons. Trois sources  souterraines qui tournent sur elles-mêmes, avant de jaillir au pied du chêne ou elle s'endormit.

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